Sur cette page
- La réponse honnête : oui, mais pas comme on l'imagine
- Un état naturel, pas un pouvoir mystérieux
- Ce que dit la recherche
- Hypnose de spectacle et hypnose d'accompagnement
- Ce que l'hypnose peut vous apporter
- Ce que l'hypnose ne fait pas
- Ce qui fait la différence
- Comment savoir si c'est fait pour vous ?
- Questions fréquentes
La réponse honnête : oui, mais pas comme on l'imagine
Quand on me pose la question au téléphone, je réponds toujours la même chose : oui, l'hypnose peut aider, et beaucoup de personnes en ressentent les effets. Mais elle ne fonctionne pas comme une baguette magique, et elle ne fonctionne pas de la même façon pour tout le monde.
Ce qui crée la confusion, ce sont deux images très éloignées de la réalité. D'un côté, l'hypnose de spectacle, où des volontaires semblent obéir à des ordres absurdes. De l'autre, les promesses de résultat garanti en une séance, quel que soit le problème. Ni l'une ni l'autre ne ressemble à ce qui se passe dans un cabinet.
L'hypnose que je pratique, l'hypnose ericksonienne, est un accompagnement. On travaille ensemble, à votre rythme, sur un objectif que vous avez choisi. Elle aide à changer une réaction automatique, à apaiser une émotion, à retrouver du recul. Elle ne décide pas à votre place, et elle ne remplace pas votre médecin.
Un état naturel, pas un pouvoir mystérieux
L'hypnose n'a rien de surnaturel. C'est un état de conscience que vous connaissez déjà, sans forcément le nommer :
- quand vous êtes absorbé par un livre au point de ne plus entendre ce qui se passe autour de vous ;
- quand vous conduisez sur un trajet familier et arrivez sans vous souvenir du chemin ;
- quand vous regardez la mer et que vos pensées s'en vont toutes seules ;
- quand un film vous émeut alors que vous savez parfaitement que c'est une fiction.
Dans ces moments-là, l'attention se resserre, le corps se détend, et l'on devient plus réceptif aux images et aux sensations. En séance, on utilise volontairement cet état pour travailler sur ce que vous souhaitez changer.
Des études d'imagerie cérébrale ont observé que cet état s'accompagne de changements dans l'activité de certaines zones du cerveau, notamment celles liées à l'attention et à la perception de soi. Autrement dit, il se passe réellement quelque chose : ce n'est ni du sommeil, ni de la comédie, ni une simple rêverie.
Ce que dit la recherche
En France, l'Inserm a publié en 2015 un rapport qui fait le point sur les études disponibles. Il souligne l'intérêt de l'hypnose pendant certaines interventions médicales, et estime que, pour beaucoup d'autres usages, les études restent trop peu nombreuses ou trop différentes les unes des autres pour conclure. C'est une approche en plein développement, que de nombreux hôpitaux utilisent aujourd'hui, notamment en anesthésie, où l'on parle d'hypnosédation.
Que retenir de cela ? Deux choses. D'abord, l'hypnose est prise au sérieux par le monde médical, ce qui n'était pas le cas il y a quelques décennies. Ensuite, pour le stress, le sommeil, l'arrêt du tabac ou les peurs, les résultats varient d'une personne à l'autre et la recherche continue. C'est pourquoi je préfère parler d'accompagnement plutôt que de promesse : on avance ensemble, et l'on fait le point à chaque séance.
Pourquoi est-ce si difficile à mesurer ? Parce qu'une séance d'hypnose n'est jamais tout à fait la même d'une personne à l'autre. Elle s'adapte à votre histoire, à vos mots, à vos images. C'est ce qui en fait la richesse, et c'est aussi ce qui la rend plus difficile à évaluer qu'un médicament, identique pour tout le monde.
Méfiez-vous des chiffres spectaculaires que l'on trouve parfois sur internet, du type « tant de pour cent de réussite ». Ils sont rarement sourcés, et chaque situation est différente.
Hypnose de spectacle et hypnose d'accompagnement
C'est la confusion la plus fréquente, et elle inquiète beaucoup de personnes avant leur première séance. Voici ce qui distingue les deux.
| Hypnose de spectacle | Hypnose d'accompagnement | |
|---|---|---|
| Objectif | Impressionner un public | Vous aider à atteindre votre objectif |
| Participants | Des volontaires, souvent choisis parce qu'ils réagissent vite | Vous, en tête-à-tête, avec votre histoire |
| Ton | Des ordres, de la mise en scène | Un dialogue, une voix calme, des suggestions |
| Votre rôle | Se prêter au jeu devant tout le monde | Participer activement, à votre rythme |
| Contrôle | L'impression de ne plus rien maîtriser | Vous restez conscient et pouvez arrêter à tout moment |
Sur scène, une partie de l'effet vient du contexte : le public, l'envie de jouer le jeu, la sélection des personnes les plus réceptives. En cabinet, il n'y a ni public ni performance. Il y a une personne qui vient avec une difficulté réelle, et un travail que l'on construit ensemble.
Ce que l'hypnose peut vous apporter
Selon les personnes et les situations, voici ce que l'on observe le plus souvent :
- un apaisement, souvent ressenti dès la première séance, même quand la difficulté n'a pas encore disparu ;
- du recul sur une situation qui vous submerge, comme si vous pouviez la regarder d'un peu plus loin ;
- un levier pour changer une habitude ou une réaction automatique, là où la seule volonté s'épuise ;
- un regain de confiance et l'accès à des ressources que l'on croyait perdues ;
- des outils d'auto-hypnose et de respiration à utiliser seul, au quotidien.
Je l'utilise notamment pour le stress, le sommeil, l'arrêt du tabac ou les phobies. Pour comprendre la méthode plus en détail, la page l'hypnose ericksonienne explique comment je travaille.
Ce que l'hypnose ne fait pas
Il est tout aussi important de connaître ses limites. L'hypnose :
- ne vous fait pas perdre le contrôle : vous restez conscient, vous entendez tout et vous pouvez arrêter à tout moment ;
- n'agit pas contre votre volonté : sans votre participation, il ne se passe rien, et personne ne peut vous faire faire ce que vous refusez ;
- ne remplace pas un traitement : elle vient en complément d'un suivi médical, jamais à sa place ;
- ne fait pas de miracle : un changement durable se construit, souvent par étapes.
L'hypnose ne remplace pas un avis ou un traitement médical. Si vous êtes suivi pour un trouble psychiatrique, parlez-en d'abord à votre médecin. Et ne modifiez jamais un traitement sans son accord.
Ce qui fait la différence
À situation égale, deux personnes ne vivront pas l'hypnose de la même façon. Voici les cinq éléments qui, d'après mon expérience, comptent le plus.
- Une envie réelle de changer, pour vous-même. Venir parce qu'un proche insiste donne rarement les mêmes résultats que venir parce qu'on l'a décidé.
- La confiance dans le praticien. On se laisse plus facilement aller avec quelqu'un qui nous met à l'aise. C'est aussi le rôle du premier échange, et la raison pour laquelle il vaut la peine de bien choisir son hypnothérapeute.
- Un objectif clair, que l'on formule ensemble : « dormir mieux » est un point de départ, « m'endormir sans ruminer le soir » est un objectif sur lequel on peut travailler.
- La pratique entre les séances. Quelques minutes d'auto-hypnose ou de respiration par jour prolongent le travail fait au cabinet.
- Des attentes réalistes. Le changement arrive souvent par petites touches, que l'on remarque parfois après coup.
Imaginons une personne qui dort mal depuis des mois. Après une première séance, elle ne dort pas encore parfaitement, mais elle remarque qu'elle s'endort un peu plus vite et qu'elle redoute moins le moment du coucher. Ce petit changement compte. Apprendre à le repérer fait partie du chemin, et c'est de là que l'on repart à la séance suivante.
Questions fréquentes
Peut-on résister à l'hypnose ?
Oui. Personne ne peut être hypnotisé contre sa volonté : l'hypnose demande votre participation.
Et si je n'ai rien ressenti ?
C'est fréquent la première fois, et cela ne veut pas dire que rien ne s'est passé. On en parle ensemble à la fin de la séance.
L'hypnose est-elle dangereuse ?
Pratiquée dans un cadre bienveillant, c'est une approche douce. Si vous êtes suivi pour un trouble psychiatrique, parlez-en d'abord à votre médecin.
Combien de séances faut-il ?
Cela dépend de votre situation : pour l'arrêt du tabac, il faut en général 1 à 3 séances. Pour le reste, on fait le point ensemble après chaque séance.
Comment savoir si c'est fait pour vous ?
La plupart des personnes peuvent entrer dans l'état d'hypnose. C'est plus facile quand on est en confiance et qu'on en a envie, mais il n'est pas nécessaire d'« y croire » ni d'avoir déjà essayé. Un peu de scepticisme est normal.
Le plus simple est d'en parler. Le premier échange téléphonique de 15 minutes est offert : vous m'expliquez votre situation, je vous dis honnêtement si l'hypnose me semble adaptée, et vous décidez ensuite, sans engagement. Si ce n'est pas la bonne approche pour vous, je vous le dirai.
Il y a aussi des situations où l'hypnose n'est pas la première chose à faire. Une douleur ou un symptôme physique nouveau et inexpliqué mérite d'abord un avis médical. Une détresse très forte demande un accompagnement par un médecin ou un psychologue, que l'hypnose pourra éventuellement compléter plus tard. Dans ces cas-là, je vous orienterai franchement. Et si vous avez des idées suicidaires, appelez le 3114, joignable jour et nuit.
Pour savoir à quoi ressemble concrètement un premier rendez-vous, lisez première séance d'hypnose : à quoi s'attendre. Et si vous hésitez entre plusieurs approches, l'article hypnose ou EMDR : que choisir ? vous aidera à y voir plus clair. Je vous reçois au cabinet de Larmor-Plage, près de Lorient, ou en visio.